Journal d'expérience · Compostage urbain
30 jours avec un composteur Bokashi dans 35 m²
Trente-cinq mètres carrés, une cuisine ouverte et pas le moindre jardin : sur le papier, le compostage semblait compliqué. Pendant 30 jours, j'ai pourtant installé un composteur Bokashi dans mon appartement pour observer ce qui change vraiment au quotidien. L'objectif était simple : réduire mes déchets organiques sans subir d'odeur, de moucherons ou d'encombrement.
Le résultat est plus nuancé qu'une simple promesse écologique. Le Bokashi demande une petite routine, mais il s'intègre facilement à une vie citadine. Voici le bilan, étape par étape, d'une expérience menée dans un espace où chaque centimètre compte.
Jour 1 : trouver la bonne place
Le premier défi n'a pas été technique, mais pratique. Le composteur devait rester accessible après chaque préparation de repas, tout en s'accordant avec l'intérieur. Je l'ai installé près de la poubelle de tri, dans un angle sec et tempéré de la cuisine. Avec sa céramique mate et son habillage en chêne FSC, il ressemble davantage à un bel objet qu'à un équipement ménager.
Cette proximité a été déterminante. Les épluchures, le marc de café et les restes végétaux n'ont plus besoin de traverser l'appartement. Ils passent directement de la planche à découper au bac. Dans un petit logement, supprimer ces allers-retours rend l'éco-geste beaucoup plus naturel.
Ce que j'ai mis dans le bac
Le principe du Bokashi repose sur une fermentation à froid. Contrairement au compostage classique, il n'est pas nécessaire d'obtenir un équilibre parfait entre matières sèches et humides ni de retourner le contenu. J'ai simplement découpé les restes volumineux et ajouté une fine couche d'activateur après chaque dépôt.
Durant le mois, le composteur a accueilli :
- les épluchures de légumes et de fruits ;
- le marc de café et les sachets de thé sans agrafe ;
- les restes cuits, le riz, les pâtes et le pain en petite quantité ;
- les coquilles d'œufs écrasées et quelques restes de repas.
Le point appréciable est de pouvoir valoriser une grande variété de biodéchets, y compris certains aliments généralement déconseillés dans un composteur d'intérieur classique. En revanche, j'ai évité les liquides en grande quantité, les os épais et les emballages, qui n'ont évidemment pas leur place dans le bac.
Odeurs : le vrai test en appartement
Au bout de quelques jours, une légère odeur acidulée est apparue à l'ouverture. Elle rappelle davantage les légumes fermentés que la poubelle, et elle ne reste pas dans la pièce. Une fois le couvercle refermé, aucune odeur ne s'échappe. Le système de filtration au charbon actif joue ici un rôle important : il limite les effluves et rassure lorsque le composteur est placé dans une cuisine ouverte.
Mon réflexe le plus utile : tasser chaque couche pour chasser l'air, puis refermer soigneusement le couvercle. Cette minute d'attention évite les poches d'air et favorise une fermentation régulière.
La surprise du jour 10 : pas de nuisibles
J'avais une crainte précise : attirer des moucherons dans un appartement. Après 30 jours, je n'en ai observé aucun autour du composteur. La fermentation acide ne crée pas l'environnement habituellement recherché par les insectes, et le couvercle reste hermétique. Il n'y a pas non plus de vers à manipuler, ce qui rend la solution particulièrement adaptée aux personnes qui souhaitent composter sans contact avec la faune du compost.
Cette absence de nuisibles ne dispense pas d'un entretien correct. Il faut garder le joint propre, éviter de laisser le couvercle ouvert et ne pas remplir le bac avec des déchets détrempés sans les égoutter légèrement.
Une parenthèse sur les routines responsables
Cette attention portée aux gestes quotidiens dépasse la cuisine : dans la salle de bains aussi, mieux vaut distinguer un produit cosmétique d'une crème destinée à réparer la peau. Pour comprendre le cas d'Effidia crème visage, les avis, la question « peut-on mettre la crème Effidia sur le visage ? » et l'usage d'une pommade sont des points à consulter avec prudence, en se référant à la vocation cicatrisante du produit.
Le premier engrais liquide
Vers le 15e jour, quelques millilitres de liquide se sont accumulés au fond du bac. Cet engrais liquide est un concentré : je l'ai dilué dans de l'eau avant de l'utiliser pour mes plantes d'intérieur. Le dosage doit rester modéré, surtout pour les jeunes plants, mais mes pothos et mes aromatiques ont bien réagi à cette première application.
Cette récolte donne une dimension très concrète à l'expérience. Les déchets produits par mes repas ne disparaissent pas simplement dans une poubelle : ils redeviennent une ressource pour le vivant. Le liquide doit être utilisé rapidement ou conservé hermétiquement, tandis que le contenu fermenté du bac peut ensuite rejoindre un compost extérieur ou être enfoui dans un peu de terre pour poursuivre sa transformation.
Jour 30 : mon bilan dans 35 m²
En un mois, le composteur a détourné une part significative de mes déchets organiques de la poubelle grise. Cette part est loin d'être négligeable : les biodéchets représentent environ un tiers du contenu des ordures ménagères résiduelles. Même dans un petit appartement, le geste a donc un impact mesurable sur le volume de déchets à sortir.
Le Bokashi ne transforme pas instantanément les restes en terreau. Il fonctionne plutôt comme une première étape de fermentation, silencieuse et compacte. En contrepartie, il offre une solution réaliste aux citadins sans balcon ni jardin : peu d'espace, pas de vers, pas de nuisibles et une production régulière d'engrais liquide.
Après 30 jours, je retiens surtout la simplicité de la routine : déposer, tasser, saupoudrer, fermer. Pour découvrir d'autres conseils et mieux choisir une solution adaptée à votre intérieur, rendez-vous sur notre page d'accueil. Le compostage urbain ne demande pas un grand jardin, mais seulement une place pour commencer.